Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 22:50
Voici un dernier texte écrit sur le blog de Ségolène Royal. Je pense arrêter, ça manque d'interactivité tout ça. C'est comme un grand aspirateur à idées, qui ne dit ni merci ni merde. Plutôt étrange comme façon de faire, mais pourquoi pas. Le plus gros problème que je vois est que sur le livre, il y aura le nom de Ségolène Royal, pas celui de tous ceux qui ont eu les idées. C'est plutôt désagréable comme procédé en fait. Mais passons à ce qui nous intéresse, la résurrection des corporations. Mais commençons par le début.

Donc les désordres de l'emploi et du travail :
D'où viennent-ils exactement ? Trois explications se font concurrence, et en même temps se rejoignent pour parler de la flexibilité des salariés (ce qui veut dire qu'ils ne changent pas assez, ou assez vite, de type d'emploi).
1. Assistanat trop important de l'Etat
2. Faible mobilité (désir de changer d'emploi, changement géographique, etc) des salariés
3. Formation trop faible pour se reconvertir

Tout revient à demander aux salariés de s'adapter au marché : ils sont une variable de production qui doit se transporter et se transformer le plus facilement possible, sinon des poches de chômage se forment. Voilà pour le constat, maintenant essayons de résoudre le paradoxe qui émerge.

Tout d'abord, il serait bon de considérer l'être humain autrement que comme un facteur de production, donc ne pas lui imposer de contrainte de survie par la présence ou l'absence de travail. Je milite ici pour un assistanat de l'Etat, c'est vrai, mais bien différent de celui que l'on voit aujourd'hui, plus rationnel, plus libérateur, plus efficace économiquement aussi.

Ensuite, le choix d'un travail pour un individu dépend de trois facteurs : son envie de faire ce travail (désir personnel de l'individu), sa formation pour faire ce travail, la possibilité de faire ce travail (demande du marché). Je ne m'attarderai pas sur le troisième facteur, l'évolution rapide de l'offre et de la demande étant un atout majeur de la théorie du marché. Je me pencherai plutôt sur le deuxième : le problème de la formation.

En France, bizarrement, c'est l'Etat qui s'occupe en majorité de la formation, alors qu'il est plutôt l'acteur le moins bien placé pour le faire, n'étant pas vraiment impliqué dans le marché. En réalité, les besoins de formation changent avec le marché, c'est donc aux entreprises d'indiquer les formations dont elles ont ou auront besoin dans un avenir proche, afin de former des individus à des emplois qui sont ou seront nécessaires. Comme il est illusoire d'impliquer toutes les entreprises, ce sont les associations professionnelles qu'il va falloir aller chercher, impliquer, faire renaître. Ce sont des "corporations d'entreprises" qu'il faut créer (relisez Durkheim si le coeur vous en dit, il parle très bien de l'impact social possible des corporations, et cela date pourtant d'un siècle).

Ces corporations auront pour tâche de déterminer les formations nécessaires à leur marché spécifique, de les dispenser aux individus sans emplois, de reconvertir ceux qui deviennent obsolètes au lieu de les licencier comme des objets sans intérêts, etc. Il faut créer des corporations qui viendront prendre le relais de l'Etat dans l'optique de formation et de transformation des emplois, dans un capitalisme en mouvement, qui ne prend pas le temps de reconvertir les individus, mais préfère les opposer dans une guerre d'accès au travail qui fait peur à tous les hommes et femmes, une peur de la misère qui ne devrait plus exister dans une économie développée.

Renouveau
Par Renouveau - Publié dans : renouveau-economique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus